Le directeur général Isly Holding, Lyes Boudiaf, se félicite de cet accord qui constitue, selon lui, une nouvelle étape confirmant le développement des activités de son groupe présent depuis plusieurs années dans différents secteurs liés à l’industrie. «Nous sommes déterminés à contribuer à satisfaire un besoin de santé publique et nous nous engageons à répondre aux attentes des autorités algériennes relatives au développement de l’industrie pharmaceutique locale.

Ce nouveau partenariat répondra ainsi à une demande croissante de produits traitant le cancer de la prostate, la puberté précoce, les fibromes utérins et l’infertilité féminine», a-t-il annoncé, tout en affirmant que la gestion de cette société mixte reviendra au laboratoire Ipsen en raison de son savoir- faire dans le domaine. Interrogé sur le chiffre d’affaires attendu de ce projet, sachant que Ipsen détient 70% du marché en Algérie pour le médicament (10 millions d’euros) et quelle serait, en pourcentage, la valeur ajoutée qui reviendra à l’Algérie, Benoît Hennion s’est contenté de répondre que la priorité aujourd’hui pour son groupe est de faire monter cette usine qui «n’est pas une tâche facile».

Ipsen vise l’exportation 

 Ipsen Algérie vise le transfert de technologie, l’innovation, la création d’emplois très qualifiés, la contribution à la satisfaction des besoins nationaux pour les médicaments de ce type constituent leurs lignes de conduite. « Nous sommes conscients d’entrer dans un domaine vital pour répondre aux besoins de la santé publique et satisfaire la demande des patients et des praticiens. Je fais confiance aux compétences de mes compatriotes pour participer à ce beau projet car nous ferons appel à eux pour que ce projet porte ses fruits .Nous étudions également la possibilité d’exporter certains produits de notre gamme de produits à destination des marchés limitrophes et des pays africains. »dira  Lyes Boudiaf

Un investissement de 20 millions d’euros!

La construction de l’usine constitue, selon le représentant d’Ipsen, la première étape de ce projet avec l’investissement de 20 millions d’euros. «Une étape importante, car il s’agit de la première usine en Afrique de haute technologie.

Le médicament la Decapeptyl, indiqué dans le cancer de la prostate et de certaines maladies gynécologiques, sera désormais fabriqué en Algérie pour répondre aux besoins du marché local. Un projet qui devrait générer des retombées économiques significatives au moment où l’Algérie cherche à diversifier sa production, grâce au transfert du savoir-faire de ses partenaires étrangers», a déclaré Benoît Hennion, le vice-président Health Care d’Ipsen

Lyes Boudiaf